SAISON 2005
Le “Grand Jeu” est un spectacle improvisé sous forme de jeu dans lequel quatre candidats s’affrontent sur scène pour tenter de faire gagner un cadeau à un membre du public. Chacun leur tour, les comédiens commencent une improvisation et s’imposent à eux-mêmes un défi qui consiste à faire jouer ce qu’ils ont décidé à un autre comédien, à partir de cartes qui leur sont distribuées aléatoirement, sans que ce dernier ne le sache.
Le tout est dirigé d’une main de fer par un présentateur/maître de jeu.
Les comédiens doivent s’adapter à toutes les situations, car, à chaque improvisation, les autre comédiens peuvent aussi imposer un challenge, sous forme de contrainte de style à l’improvisation. La rapidité de jeu et de réaction sont de mise.
Le public est également appelé à participer au spectacle: c’est en effet lui qui donne les thèmes servant de sujets aux douze improvisations de la soirée.

Plus concrètement: au début du spectacle, chaque comédien est appelé par le présentateur qui lui fait tirer au sort une thème du public qui ne sera pas joué, mais qui l’associe à un spectateur. Ce dernier décide aussi derrière quel pupitre “son” comédien jouera et avec quelle couleur il jouera. Sur le pupitre, un panneau de score tourne le dos au public. Lorsque le comédien se met en place, il découvre son score. Celui-ci à été décidé par le responsable artistique avant le spectacle: il peut lui mettre n’importe quel score entre 0 et 200. Les candidats partent donc dès le départ de manière inégale: c’est injuste, c’est le Grand Jeu!
Sur leur pupitre, les quatre comédiens/candidats ont quatre enveloppes de valeur différentes (10, 20, 30 et 50 points). Ils ont également des cartes vierges de la couleur des autres comédiens. Ils ont aussi des cartes de différentes familles (objet, personnage, lieu, …). A tour de rôle, les candidats commencent une improvisation en décidant au préalable quel montant ils jouent, qui sera le comédien à qui ils feront faire quelque chose avec la carte de couleur, et ce qu’ils leur feront faire avec les cartes famille: par exemple, le candidat orange décide que le joueur vert devra utiliser dans l’improvisation un couteau ou que le joueur bleu devra se trouver à un moment dans un château (il n’y a qu’un défi par improvisation). La difficulté, c’est qu’il doit le faire subtilement et ne doit pas citer le lieu ou l’objet et surtout pas éveiller les soupçons des autres joueurs, sinon ceux se feront un plaisir de ne pas aller dans le château ou ne pas prendre en main le couteau.

Il remet son enveloppe au présentateur (qui sera le seul avec lui au courant du défi). Puis, le présentateur tire au sort le thème de l’improvisation. L’improvisation peut alors commencer.
Au plus tard 30 secondes après le début de l’improvisation, les autres candidats peuvent imposer un challenge (un seul par improvisation): cela peut consister à jouer en rime, à jouer avec un accent, à placer son improvisation dans un contexte historique imposé par le candidat qui donne le challenge.
Au terme de l’improvisation, le présentateur décide si le thème a été respecté, si le défi a été accompli et, au cas où un challenge a été imposé, s’il a été respecté. Si oui, le candidat remporte les points misés, si non, il les ôte de son score.
Enfin, une carte bonus-malus est tirée au sort pour le candidat qui vient de terminer son improvisation. Cela peut lui apporter des points, lui en enlever, faire échanger les scores entre les joueurs… Tout est possible: c’est injuste, mais c’est le Grand Jeu!!

Après douze improvisations, le joueur qui a le plus de points remporte le Grand Jeu et fait gagner un cadeau au spectateur qui lui est associé.
Ce spectacle est toujours complet et ravit à chaque fois le public présent.
C’est à mon sens un des concepts les plus élaborés et abouti proposé par la Compagnie lesArts que je connaisse. Il est diablement efficace et c’est un plaisir de le jouer.
Voici la bande-annonce de ce spectacle, un soir où je le présentais.