OCTOBRE 2018
Ce spectacle fait se rencontrer interprétation et improvisation. Il vient prouver aux détracteurs de l’improvisation qu’il s’agit bien d’un art, que l’improvisation n’est pas seulement au service du rire, mais qu’elle est réellement de la création spontanée, du laisser-aller, de la virtuosité.

Le concept est somme toute assez simple:
Les comédiens improvisateur vont créer un spectacle d’une heure et quart après avoir découvert le décor d’une pièce programmée dans un théâtre. Idéalement, cette représentation éphémère est proposée le week-end avant la première du spectacle répété dans ce décor.
Les spectateurs entrent dans la salle. Ils découvrent le décor et le concept leur est expliqué.
Les comédiens arrivent alors des coulisses les yeux bandés, dirigés par le directeur artistique. Ils se mettent en ligne en avant-scène, face au public.
Ils enlèvent leur bandeau et au départ du spectacle, se retourne et découvrent le décor. Ils peuvent se déplacer et l’observer pendant 1 à 2 minutes.
Puis, la lumière s’éteint et la représentation commence.

J’ai joué ce spectacle pour la première fois en automne 2018 lors de la fête du théâtre à Genève. J’ai rarement ressenti autant de trac, mais aussi d’excitation. Proposer un spectacle improvisé d’une heure et quart sans préparation et sans savoir quel décor on va trouver est une réelle performance.

Cette représentation du 14 octobre 2018 sur la scène du Théâtre Saint-Gervais, dans la scénographie d’une mise en scène de Guillaume Béguin, a été une grande réussite. Le public a énormément apprécié et a été impressionné.
Il est malheureusement difficile de convaincre les directeurs de théâtres de programmer ce spectacle: ils ont rarement le budget, mais surtout, ne l’ayant jamais vu, ils sont un peu frileux. S’ils savaient ce qu’ils ratent…